| Le transport routier semble dans l’impasse. Le nouveau code de la route en est, visiblement, la principale cause. Les contestations contre le projet du code continuent de produire leurs effets. Derniers en date, les débrayages enregistrés en début de semaine. Le lobbying va bon train. les différents syndicats montés au créneau contestent surtout les montants des amendes, les peines privatives, la formation, le port de la ceinture de sécurité et le permis à points…
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Pourtant, l’on compte beaucoup sur la mise en application du nouveau code pour, notamment, réduire le nombre des accidents de la route. Après trois ans de tergiversations, et les différents amendements apportés, voilà que le code revient encore une fois sur la sellette. «On se demande si l’on respecte les institutions de ce pays», fulmine-t-on auprès du ministère de Transport. Selon la tutelle, les grands taxis rejettent catégoriquement le port de la ceinture de sécurité, la limitation des places, la formation… Ce qui est regrettable. Pourtant, poursuit la tutelle, c’est le premier texte au Maroc qui offre un statut à part entière de chauffeur professionnel aux taxis à l’instar des conducteurs de trains, bus... Les nouvelles dispositions vont plus loin en réglementant les horaires de travail, les heures de repos, de congés annuels, la couverture sociale ainsi que la formation continue. Des acquis que les conducteurs de taxis devront accueillir favorablement.
A noter que la Chambre des Représentants a adopté le nouveau code de la route qui est actuellement en examen par la deuxième Chambre. Selon de nombreux observateurs, le nouveau texte se veut à la fois persuasif et dissuasif. En effet, sa mise en vigueur devrait réglementer et verrouiller davantage l’ensemble du système de transport pour une meilleure sécurité routière. Le nouveau code ne se limite pas aux sanctions, il englobe l’ensemble des dispositions qui organisent le transport. En d’autres termes, il fixe les conditions dans lesquelles les permis de conduire doivent être délivrés. Les dispositions mettent, ainsi, l’accent sur les cahiers des charges qui définissent les conditions dans lesquelles exercent les auto-écoles ainsi que le contrôle dans les centres de visites techniques.
L’objectif est aussi de partager les responsabilités en cas d’accident pour ne pas impliquer uniquement le conducteur. «Au moment où les responsabilités des propriétaires des véhicules sont négligées, les chauffeurs continuent de représenter le maillon faible de la chaîne des transports», commente un chauffeur de taxi. S’agissant, des moyens de prévention, le code prévoit l’utilisation de «l’alcootest», un dispositif servant à mesurer le taux d’alcool dans l’organisme. Principale cause d’accidents mortels au Maroc. Autrement, dorénavant, il sera interdit de conduire en état d’ébriété.
source : leconomiste
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