· 85 boulevards et rues à renforcer
· Fin des travaux en décembre
· Coût du projet: 154 millions de DH Depuis quelque temps, plusieurs artères de la métropole se sont transformées en de grands chantiers. Les projets d’infrastructures (Casablanca Marina, Casa-Anfa, etc.) sont de grande ampleur. Toutefois, des zones entières de la ville ne subissent même pas le minimum d’entretien. Les nids-de-poule se multiplient partout en ville et les dégâts aussi. |  |
Conséquence: les chaussées sont dans un état de décrépitude. Plusieurs boulevards, rues et ruelles sont devenus presque impraticables. Pire encore! Ces voies dont l’état est largement dégradé ne sont pas encore touchées par les rénovations. Les responsables locaux justifient ces défaillances par le manque de moyens financiers. A ce propos, le budget de fonctionnement annuel du Conseil de la ville, dédié au renforcement et à l’entretien de la voirie, est en moyenne de 35 millions de DH. «Ce montant est insuffisant pour réparer les crevasses, colmater les trous et restructurer la chaussée de tous les boulevards détériorés de la ville», affirme un responsable de la voirie au Conseil de la ville. Toutefois, la mairie promet une voirie bien «chaussée» dans trois mois seulement. Il s’agit, en effet, d’un grand projet qui vient tout juste d’être lancé par la ville. Les travaux, dont le coût s’élève à quelque 154 millions de DH, consistent à réaménager l’ensemble des voies dégradées de la métropole. «Il s’agit de renouveler les couches de roulement et de démolir totalement ou partiellement les chaussées détériorées», explique Abderrahmane Bricha, chef de la division des infrastructures au Conseil de la ville de Casablanca. De plus, «les équipes que nous avons mobilisées devront remplacer les bordures défectueuses et mettre à niveau les tampons et regards de visite», renchérit-il.
A noter que l’enveloppe budgétaire émane du ministère de l’Intérieur, à travers la Direction générale des collectivités locales (DGCL), et est destinée au renforcement de 85 artères occupant une surface totale de 138 ha. A l’heure actuelle, 78 boulevards et rues (113 ha) sont concernés par les travaux. Ces derniers ont été répartis en quatre lots et confiés à deux entreprises. La Société de terrassement agricole marocaine (Stam) se charge de la réalisation de deux lots. Le premier concerne le réaménagement de 10 avenues et 10 rues, relevant des arrondissements de Maârif, Anfa et Sidi Belyout, pour un montant d’environ 32,6 millions de DH. Le deuxième lot est financé à hauteur de 30,7 millions de DH pour le renforcement de 20 voies à Sidi Moumen, Sidi Bernoussi, Ben M’Sick, Sbata, Moulay Rachid, Sidi Othmane et Al Fida- Mers Sultan. Quant aux autres arrondissements, à savoir Hay Mohammadi, Roches Noires, Aïn Sebaâ, Aïn Chock et Hay Hassani, c’est l’entreprise El Hajji qui s’en occupe. Avec un montant de 30 millions de DH, elle devra restructurer la chaussée de 10 boulevards, trois rues et quatre allées d’une part, et de 21 voies (29 millions de DH), d’autre part.
Le reste de la voirie à renforcer (26 ha) sera lancé ultérieurement. Cette dernière partie du projet concerne sept boulevards, à savoir Almohades, Sidi Mohamed Ben Abdellah, Moulay Ismaïl, Moulay Slimane, la Résistance et Tarik Ibnou Ziad. S’agissant de l’état d’avancement des travaux, trois rues (Karatchi, Othmane Ibnou Affane et La Liberté) et quatre avenues dont Zaïd Ouhmed, Mustafa Lamaâni et Houphouët Boigny ont vu leur état s’améliorer grâce au renouvellement des couches de leur chaussée. A l’heure actuelle, les travaux sont en cours au niveau des boulevards Bir Anzarane, Panoramique et Driss El Harti. «Nous avons commencé par les artères où le trafic routier est très dense», indique Bricha. Et d’ajouter, «l’objectif est de rendre la circulation moins pénible au niveau de ces axes stratégiques de la métropole». Le projet devrait permettre aux Casablancais de rouler dans de bonnes conditions et éviter, ainsi, les dégâts causés par les nids-de-poule. En effet, la plupart des automobilistes changent brusquement de direction pour éviter les trous qui se trouvent sur leur chemin. Ce qui cause souvent des accidents. Aujourd’hui, avec le lancement des travaux de réfection de la voirie, la chasse aux nids-de-poule est manifestement ouverte. source : l'economiste
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